

Belle découverte que fut Dom Zły, assurant la 1ère partie de cette excellente soirée. Étant fan d’Arkona et Amenra, j’y ai retrouvé musicalement un peu des deux ambiances. La musique black metal/death, même metal d’une manière générale, étant souvent associée à un genre masculin, je me dis, et je peux me tromper, que la tâche doit être moins aisée dès qu’une femme doit porter la bannière d’un groupe, notamment en étant frontwoman. Anna Truszkowska a bien su prouver qu’elle n’a rien à envier à quiconque, nous faisant l’honneur d’une sacrée performance, sachant dégager une énergie incroyable de part sa présence sur scène et sa voix sombre.
Troisième occasion de revoir (et photographier) Zeal & Ardor, dans trois lieux différents et donc trois ambiances. La première fois était en février 2019, au Stay Gold, petit bar de Melbourne (Australie). Zeal & Ardor avait déjà une notoriété bien acclamée grâce au succès de The Devil is Fine (sorti en 2017) et la sortie tant attendue de Stranger Fruit dont ils faisaient la promotion à ce moment-là. La deuxième fois fut il y a quelques mois au Zénith, en ouverture d’Heilung, et puis il y a eu ce soir à l’Élysée Montmartre, en tête d’affiche. Des configurations bien différentes qui mettent en avant l’évolution de ce groupe avant-gardiste, qui a su garder sa signature bien à lui au fur et à mesure des années : du metal en mode negro-spiritual avec une énergie sur scène complètement psychédélique. Manuel Gagneux arrive à capter son audience par son énergie tantôt déchaînée, avec une voix qui s’apparente au black metal, tantôt contenue dans les passages plus posés généralement avec une connotation plus folklorique (avec ses compères de scène qui le suivent sans relâche, pour le plus grand plaisir des metalleux dans le moshpit).