

Vendredi, j’ai eu le plaisir d’assister à mon premier concert à La Clef, située à Saint-Germain-en-Laye. Une première partie établie par les franciliens de GIANT FRAGMENTS, avant d’assister au show AKIAVEL !
Il est 21h, le rideau se lève sur la première étape de leur odyssée « ARCHEOLOGY TOUR« , une épopée de dix cités, et ce soir, c’est Saint-Germain-en-Laye qui vibre sous leurs assauts sonores.
Depuis leur genèse en 2022, ce collectif a façonné un monument musical unique, une fusion audacieuse de metal progressif, de djent atmosphérique et de metalcore.
Mathilde, leur vocaliste, est une figure protéiforme, naviguant avec aisance entre les mélopées d’une sirène et les rugissements d’un kraken déchaîné. Elle a peint des fresques émotionnelles complexes, insufflant une dimension presque mystique à leur performance.
Le concert a éclaté tel un cataclysme, chaque morceau projetant la fosse dans une dimension parallèle où les riffs sont des secousses telluriques et les mélodies, des comètes incandescentes. Les titres d' »Archeology« , tels que « Ganesh« , « Wendigo« , « Odin« , et leur réinterprétation de « J’en rêve encore » de De Palmas, ont révélé un groupe qui ne se contente pas de jouer de la musique, il la sculpte, la métamorphose, la transcende. Les jeux de lumière, en symbiose avec l’acoustique de La Clef, ont transformé la salle en un vaisseau spatial, emportant le public dans une odyssée sensorielle.
La soirée s’est achevée sous une pluie d’applaudissements, de cris et de bulles, un public désormais adepte de cette nouvelle liturgie sonore. Giant Fragments est une expérience, un voyage, une révélation. Pour ceux en quête de plus qu’un simple concert, mais d’une immersion totale dans un univers de puissance et de créativité.
L’heure fatidique a sonné ! L’antre de la salle s’est muée en un chaudron incandescent, où Akiavel, ces orfèvres du death metal mélodique, ont orchestré une cérémonie d’une puissance inouïe. Bien plus qu’un simple concert, il s’agissait d’un rite sacré, où les frontières du genre ont été sacrifiées sur l’autel de la fureur sonore.
Dès les premières secondes, l’énergie tellurique d’Akiavel a déferlé sur la foule, telle une coulée de lave incandescente. Le public, avide de sensations fortes, s’est retrouvé happé dans un tourbillon de décibels.
Auré, la prêtresse de cette messe noire, a livré une prestation incandescente. Sa voix, instrument de torture et de séduction, a jonglé avec les growls gutturaux et les mélodies envoûtantes, créant un dialogue saisissant entre l’ombre et la lumière. Le groupe a dévoilé son dernier opus, InVictus,avec des titres comme « Lights for Life« , « Daddy Defiled Me » ou bien encore « Captured Alive« , un recueil de compositions à la fois hymnes de guerre et poèmes funèbres.
La scénographie, dépouillée de tout artifice, a mis en exergue la virtuosité de Chris, Jay et Ranko, véritables alchimistes du son. Chaque morceau était une ascension, un voyage initiatique à travers des contrées sonores obscures et majestueuses. Le public, en communion avec le groupe, a répondu par des pogos endiablés, des circles pits frénétiques et des headbangs sauvages, le tout ponctué d’acclamations dignes d’un chœur antique.
La soirée s’est achevée sur une ovation tonitruante, un hommage vibrant à la puissance et à la beauté brute de la musique d’Akiavel. Ils ont prouvé qu’ils ne sont pas seulement un groupe, mais une force primordiale, un tsunami sonore qui laisse une empreinte indélébile dans les âmes.