Interview de Tristan Raverdino chanteur du groupe AZELMA !

Déja comment allez vous ?
Hé ben écoutes, nous, on pète la forme ! Pas comme moi actuellement *rire (Tristant à travaillé toute la nuit dernière et je le remercie encore de m’avoir accordé de son temps pendant son café, il enchainait d’ailleurs sur une répète Azelma juste après, pas de tout repos la vie d’artiste)
On est hyper excités en ce moment pour la sortie de notre premier EP, dans les tiroirs depuis maintenant un an. Et du coup ça fait hyper lontgemps qu’on est impatients de le dévoiler à la face du monde tout simplement.
Est ce que tu pourrais nous faire une petite présentation de vous pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?
Alors nous sommes quatre jeunes qui viennent de Nice, et qui font du Death Metal! Il y a Arthur le bassiste, qui joue au doigt c’est important de le noter ! Après tu as Romain le guitariste, et Maelan le batteur, tout les trois ont 23ans et puis tu as moi, Tristan le chanteur, qui vient d’avoir 20 ans.
Ah mais oui tu es tout jeune !
Oui je viens de naitre là, la semaine dernière *rire*

D’ailleurs, mais quelle capacité vocale tu as, c’est incroyable ! Est ce que tu as déjà suivi des cours de chant ou bien tu es autodidacte ?
Alors ni l’un ni l’autre. Jai jamais fait de cours de chant de ma vie çà c’est sûr, mais pour moi être autodidacte c’est une capacité à s’inspirer des autres et à écouter les conseils. Déjà pour moi, le chant saturé ça a commencé au moment où je suis allé voir mon père et je lui dit ai dit « Papa comment tu fais ? » et il m’a répondu « Mon fils, il faut crier » et la saturation vocale est venue. Après c’est beaucoup de tests et de tentatives pour ne faire qu’un avec son coprs et pour sortir des sons un petit peu bizarres comme on peut m’entendre faire sur scène ou sur CD.
Vous avez monté le groupe Azelma en octobre l’année dernière, un an pile poil après, vous sortez un EP, peut-on parler d’un EP anniversaire ?
Alors l’anniversaire ça sera la semaine d’après la sortie de l’EP pour le coup, donc c’était pas forcément volontaire, mais on trouve ça assez beau, parce qu’on bosse sur ce projet depuis longtemps, on avait fini d’enregistrer et mixer ce projet avant même de dévoiler le nom Azelma au public.
Votre groupe n’éxiste que depuis un an, mais vous avez fait déjà un super parcours… vous avez fait le Hellfest les gars ! Ce n’est pas rien pour un début !
Belle date ouai ! Et surtout qu’une semaine avant, nous avons fait la première partie d’Igorrr ! On a eu beaucoup de chance que le chanteur JB nous repère lors d’un de nos concerts avec notre ancien groupe, et qui a fait écouter deux de nos démos à Gautier, qui a tout de suite adhéré et a été partant pour nous mixer, il a été sensible à notre musique donc ça a été un vrai coup de boost pour nous.

Alors parlons maintenant de cet EP, de quoi parle t-il ? J’ai pu comprendre que les thèmes tournaient beaucoup autour de la souffrance, la culpabilité et la colère, serait-ce une histoire d’amour qui fini mal ?
Est ce que la vie ne serait pas une histoire d’amour quelque part aussi ?
Cet EP tourne autour d’une thématique qui nous touche et qui nous touchait beaucoup quand on l’a produit, c’est même le propos général du groupe, c’est une célébration de la vie et de la mort, parce que tu ne peux pas célébrer l’un sans l’autre.
Donc il y a beaucoup de thématiques qui vont être évoquées sur ce prisme là, comme par exemple : « I’ll be dust again » c’est le fait d’avoir des remords mais pas de regerts.
Tu as beaucoup de morceaux qui sont là pour faire cogiter, et ça me tiens pas mal à coeur.
Tu vas avoir « The greatest moment of your life » qui est une espèce de mise en abyme d’une philosophie qu’on a au sein du groupe, qui est de profiter de sa douleur, pour se remettre en phase avec cette souffrance, car c’est quand on souffre qu’on est le plus vivant.
Le morceau « Swallowed by my own sins » qui lui est le texte le plus personnel. Ca va parler d’une période assez compliquée que je vivais pendant la création de cet EP on va dire. Ça a été un moment de nos vies à tous où l’on était dans une phase vraiment difficile à vivre pour des raisons différentes à chacun et c’est là qu’on s’est vraiment retrouvé et qu’on a décidé de faire de l’art ensemble, et c’est là qu’on a compris que la fusion de nos quatres âmes, ça pouvait faire que de grandes choses.
D’ailleurs ce morceau est sorti le 13 septembre, un vendredi 13 ! Est-ce-que dans le groupe vous êtes un peu superstitieux ?
Je ne sais pas si on est superstitieux mais en tout ca, on va avoir tendance à beaucoup croire en la matérialisation des choses, et nous sommes assez routiniers car ça nous protège.
Le clip de « Swallowed by my own sins » est également sorti ! Nous pouvons observer des séquences de fêtes et de concerts que vous vivez, et les paroles de ce morceau parlent surtout du thème du pêché, pourquoi ce choix, tu penses que votre mode de vie est un pêché ?
Alors oui *rire*, car ce clip était un peu l’anti « Promethée ».
Je m’explique : pour « Promethée » cela parle de l’esprit de rébellion et de la pureté de l’âme dans de nobles causes, on voulais l’image la plus parfaire et lissée pour ce morceau. Et pour « Swallowed by my own sins » c’est un peu une lettre à cœur ouvert de nos défauts. On se met à nu et on est très vulnérables, avec aucune scène tournée exprès, qu’avec des images d’archives, on voulait se montrer au monde avec notre vrai visage. « Promethée » c’est la perfection vers laquelle on tendait, « Swallowed by my own sins » montre qu’on en est encore loin. Donc oui il y a des fêtes, soirées et concerts car ça illustre les propos des paroles du morceau. Après les règles de Youtube et la bienséance de l’humanité font qu’on ne peut pas tout montrer évidemment…
Mais tant mieux non? hahaha *Rire*
Oui tant mieux quelque part ! Mais du coup on a dû rester relativement soft pour faire passer le message, mais on pense que le pari est quand même réussi !
Lors de vos concerts, avez vous déjà joué quelques nouveau morceaux de l’EP, ou bien, gardez vous la surprise jusqu’au bout ?
Alors il faut savoir que nous on est un peu un groupe à l’ancienne, dans nos têtes c’est encore les années 80. Concrètement on jouait certaines compositions qui sont sur l’EP avant même d’avoir le groupe, donc on joue déjà pendant nos live toutes les compos de l’EP et de les celles qui seront sur l’album.
Azelma faut envisager ça comme une expérience qui se vit en vrai, on est vraiment un groupe de live, nous ce qui a primé, ça à toujours été de faire des Lives de qualité et il faut voir notre discographie comme une espèce de compilation de moments de vie relative à une époque.
D’ailleurs vous commencez à faire pas mal de dates, qu’est ce que vous préférez : jouer sur de grosses scènes ou jouer dans des salles plus intimistes ?
En terme de conditions, c’est plus agréable de jouer dans de grandes salles comme le 6MIC (Aix En Provence) par exemple, parce que le matos te permet de t’enrendre, donc c’est génial quand tu chantes, et avoir des loges dignes, de la bonne nourriture etc.. puis au delà de ça, au niveau de l’équipement de ces grandes salles tu vas avoir un parc lumière/ son hyper développé et qui te permet de plonger le spectateur dans ton univers comme il faut.
Après je pense que ce n’est pas une question de lieu mais surtout une question de public. Je préfère jouer dans ma chambre devant tout les gens qui comptent, que jouer sur la MainStage du Hellfest devant des inconnus. C’est clairement notre philosophie.
Vous avez d’autres passions que la musique ?
J’ai beaucoup de passions dans ma vie car j’ai besoin d’avoir beaucoup de casquettes pour m’évader. Ça a commencé assez jeune avec les jeux vidéo et la Fantaisie grâce à mes parents. Donc j’ai toujours aimé plonger dans des univers assez Fantastiques. Après pour des choses qui rythment mon quotient, qui sont réellement des passions.. (je ne vais pas compter Azelma parce que c’est plus qu’une passion, c’est un espèce de truc qui transcende totalement, c’est le terreau de base, c’est le fond, j’allais dire c’est du matin au soir mais c’est même pendant la nuit parce qu’on a même des idées pendant nos rêves) je fais beaucoup de sport, les autres aussi d’ailleurs. Arthur par exemple fait beaucoup de sports de combat, on va à la salle ensemble et c’est des moments super agréables. Je fais surtout de la force athlétique, ça me fait vraiment un exutoire et un échappatoire, aller quatre fois par semaine, deux heures pendant la semaine, me fais du bien, je suis dans ma bulle, ça m’aide à avoir des idées et aussi, à faire le vide dans ma tête.
(Il faut savoir que le groupe répète cinq à six fois par semaine, en plus de leur vie professionnelle, donc comment vous dire que leur planning doit être bien chargé ! )
Et quesque tu écoutes en ce moment ? Ton hit ou artiste préféré ?
Assez peu de Métal finalement, et les autres c’est pareil. En ce moment il y a un album que j’écoute beaucoup d’un groupe qui fait du Death Metal mais c’est un album d’ambient, c’est « Timewave Zero » de Blood Incantation. C’est un album de 8 titres qui fait 40min, c’est de l’ambient très spatial et c’est vraiment un album que j’aime beaucoup.
Sinon avec Maelan on écoute beaucoup de Rock Progressif des années 70 – 80… mais après ce qui nous unis tous dans Azelma c’est Toto. Nos sommes réellement de grands fan de Toto. Vraiment toute ma vie c’est Toto *rire*
Donc du coup on vous retrouve le 05 Octobre à Canne pour la release party de cet EP !
C’est ça ! À la C’Picaud de Canne, on va jouer avec Klöne ! C’est un de mes groupe actuel préféré du moment, je trouve qu’ils ont vraiment sû se réinventer et évoluer, avoir une carrière longue et intéressante !
Les autres date à suivre : le 18 Octobre on va jouer à l’Anniverchèvre, c’est un festival à Seillans dans le Var, qui se passe dans une ferme spécialisée dans les chèvres comme son nom l’indique, ce sera prix libre et un beau bordel. Ça va être rigolo comme date je pense parce qu’on va jouer devant un public qui n’a pas forcément l’habitude et on va jouer devant beaucoup de curieux. Mais j’aime beaucoup ces moments là parce que ça permet de faire découvrir son art aux gens et c’est toujours très agréable.
Ensuite le lendemain on sera à Martigue pour une soirée Death Métal organisée par GrouDoudou Events, on aura le plaisir de partager la scène avec Death Decline et Arthrosis.
Quelque temps après il y aura le 09 Novembre pour le festival Distortion, on va faire la 1ère partie de LANDMVRKS et TEN 52, et on aura le plaisir de jouer avec les copains de HARP et Purge Of Sanity
Un beau programme ça !
Oui riche en chocolat et en émotion *rire*
Vente de l’EP en CD, Vinyl et cassette disponible à partir du 04 Ocobre, ils feront aussi un cartel physique lors des événements concerts car le groupe apprécie avoir des produits uniques sur place pour privilégier un peu les adeptes de la musique live !
